Prod

Industrialiser des agents IA sans se brûler

Traces, guardrails, HITL, coûts et stop conditions : ce qui sépare un POC impressionnant d’un système opérable.

Le POC n’est pas la prod

Un graphe qui « marche sur un golden path » ne dit rien des boucles infinies, des tools mal paramétrés, des fuites de données ou d’une facture tokens qui explose un vendredi soir.

1. Stop conditions explicites

PASS, FAIL, NEED_APPROVAL, max_loops : sans états de fin, un orchestrateur improvise. Documentez-les comme des contrats d’API.

2. Séparation des rôles

Analyste (faits + tools), rédacteur (forme), validateur (règles). Mélanger tout dans un seul prompt rend le debug et l’audit impossibles.

3. Guardrails & HITL

Bloquez les actions irréversibles. Exigez une validation humaine sur les zones grises. Le HITL n’est pas un échec d’automatisation : c’est une feature de confiance.

4. Observabilité & coûts

  • Traces par nœud (inputs/outputs, tools, latence)
  • Compteurs tokens et budgets par cas d’usage
  • Jeux golden + failure pour non-régression

5. Gouvernance écrite

Matrice données / tools / autonomie, owners, revue des prompts, plan de déploiement (sandbox → préprod → prod). Sans document vivant, le comité IA redécouvre tout à chaque sprint.

En Expert, le livrable n’est pas seulement le code du lab : ce sont aussi architecture.md, deploy-plan.md et governance.md.

Checklist express avant préprod

  • Aucun tool d’écriture prod sans double contrôle
  • PII et secrets hors des prompts et des logs bruts
  • max_loops + timeout réseau sur chaque tool
  • Runbook d’incident « agent qui dérive »
  • KPI métier définis (pas seulement « ça répond »)